En 2019 la section française de l’IFFR organise son voyage annuel à Toulouse, puis Ampuriabrava et Andorre, ce qui nous donne prétexte à un nouveau voyage, du 3 au 11 septembre. Nous commençons par rendre visite à Marie-Noëlle et Jean-Michel. 

 

Mardi 3 - Kraainem - Saint-Mont

Temps superbe en Belgique et sur toute la France. C’est notre premier voyage avec mon MCR4S (F-PDAP). Nous chargeons nos bagages dans l’avion à Grimbergen (EBGB) et nous décollons vers le sud. Nous faisons une escale au Mans (LFRM) pour pique-niquer. Nous arrivons en fin d’après-midi à Nogaro (LFCN) où Marie-Noëlle et Jean-Michel viennent nous chercher pour nous conduire chez eux à Saint-Mont.

 

Mercredi 4 - Saint-Mont

Le temps reste au beau fixe. C’est sous un ciel tout bleu que nous allons à Nogaro pour quelques tours en avion : Marie-Noëlle, Marcel, et même Jean-Michel montent à tour de rôle dans l’avion pour un survol de Saint-Mont.

Nous retournons à midi chez Marie-Noëlle pour un délicieux BBQ. Puis nous allons visiter les caves de Plaimont pour quelques emplettes des produits locaux (rouge et rosé) que Jean-Michel et Marie-Noëlle nous ramèneront lors de leur prochain passage en Belgique. Nous faisons ensuite une agréable ballade dans le village.

 

Jeudi 5

Le beau temps nous a quitté : il a plu la nuit et ce sont des nuages bas qui nous attendent à Nogaro, ce qui nous force à faire de même. Le temps s’éclaircit et nous décollons en fin de matinée, destination : Toulouse Lasbordes (LFCL) que nous atteignons après une petite heure de vol. Les participants au voyage organisé par la section française de l’IFFR se rassemblent au restaurant du terrain où nous prenons un lunch de tapas.

A 14h le car nous amène à la Cité de l’Espace, à proximité de l’aérodrome : très impressionnant et très intéressant musée. En fin d’après-midi le car nous conduit à l’hôtel où nous soupons avec le club Rotary de Toulouse-Ovalie.

 

Vendredi 6

Le temps s’est remis au beau fixe. Ce matin, visite guidée de la vieille ville de Toulouse : la place du capitole, la statue de Nougaro, la basilique Saint Sernin, le couvent des Jacobins, … très belle ville.

Le lunch et l’après-midi sont libres. Nous mangeons un morceau sur une terrasse à proximité du Pont Neuf sur la Garonne, en compagnie de deux anglais. Puis nous allons à deux louer des vélos près de la gare et nous faisons une belle ballade le long du canal du midi. Après avoir rendu les vélos, nous prenons le métro puis un tram pour rentrer à l’hôtel où nous soupons avec le groupe.

 

Samedi 7

Nouvelle journée de visites ; nous commençons par l’Aéroscopia, un superbe musée avec une collection impressionnante d’avions, certains dont on peut visiter l’intérieur, par exemple le Concorde et la Caravelle. A proximité se trouve « Les Ailes Anciennes » dont l’objectif est de sauver de la casse des avions qui valent la peine d’être sauvegardés, militaires et civils. On peut en voir des dizaines, à l’extérieur la plupart. Ils sont restaurés par des bénévoles, et il y a encore pas mal de travail.

Nous prenons le lunch au « Minotaure Café » avant de nous rendre au musée de l’aéropostale « L’Envol des pionniers » ; très intéressante rétrospective de l’aventure qu’a constitué la mise en place de « La Ligne » par des visionnaires et des pilotes d’exception (Latécoère, Daurat, Mermoz, Saint-Exupéry, …). Nous allons ensuite visiter « La Halle de la Machine », une exposition de machines toutes plus improbables les unes que les autres. 

Il est temps de rentrer à l’hôtel pour l’assemblée générale de la section française de l’IFFR à laquelle Benoît participe. Dominique Brice quitte la présidence après 9 années et est remplacée par Michael Bock. Le souper a également lieu à l’hôtel.

Dimanche 8

Il fait beau et nous nous rendons au terrain pour préparer les avions. Nous sommes attendus à Ampuriabrava (LEAP) par Rachel Wadia, l’épouse de Feroz. Nous volons d’abord vers l’est pour atteindre la Méditerranée et nous tournons ensuite vers le sud en longeant la côte. Après une heure quart de vol nous posons les roues en Espagne. Un ami de Rachel nous conduit à l’hôtel où nous attend un lunch de tapas. 

L’après-midi est consacrée d’une part à la visite du « Wind Tunnel », une soufflerie verticale où il est possible de s’entrainer à la chute libre, et d’autre part à une visite de la marina en bateau. Un des amis de Feroz possède un bateau et il nous emmène pour un tour d’une bonne heure qui nous conduit jusqu’à la mer ; très sympa. Souper à l’hôtel.

Lundi 9

Il est temps maintenant d’aller visiter Andorre. Il n’y a pas d’aérodrome à Andorre et le terrain le plus proche est celui de La Seu d’Urgell (LESU) qui porte également le nom « Andorra ». Quelques petits nuages blancs décorent le ciel bleu et nous grimpons sans problèmes dans les belles vallées des Pyrénées pour passer les cols qui mènent à Andorre. 

L’approche du beau terrain situé à flanc de coteau est impressionnante. Nous atterrissons après moins d’une heure de vol et nous sommes accueillis par Beate et Michael qui sont arrivés avant nous. LESU est leur base et ils viennent d’y faire construire un hangar pour leur société, Pipistrel, qui construit des ULM et un moto-planeur électrique. 

Nous dégustons de délicieux tapas dans la salle de réunion de leur nouveau hangar. On annonce de la pluie et du vent pour demain, et Michael me propose gentiment une place dans son hangar. Merci Michael !

Après le repas nous partons en car pour Andorre, et nous remontons la vallée pour visiter le Sanctuaire de Meritxell qui, outre le fait d’être le siège de la religiosité andorrane, constitue un des exemples les plus représentatifs de l’architecture de l’Andorre de la fin du XXe siècle. En effet, la construction est récente car elle a commencé en 1974, suite à l’incendie de l’église de Santa Maria de Meritxell. 

Nous reprenons le car et nous continuons à monter pour atteindre le belvédère du Roc del Quer, où se trouve une passerelle au-dessus du vide qui donne l’impression de flotter ou de voler. La magie s’opère grâce au sol en verre transparent qui augmente la sensation de hauteur. Autre curiosité de l’endroit : la sculpture d’un penseur assis sur une poutre, imperturbable, comme si la hauteur de l’endroit ne l’intimidait pas mais lui donnait, au contraire, force et sécurité.

Sur le chemin du retour nous faisons encore un arrêt pour admirer une belle chapelle en pierres naturelles. Nous logeons à Andorre-la-Vieille (Andorra la Vella), la capitale. Pour le souper nous nous rendons à pied dans un restaurant au centre-ville.

 

Mardi 10

Comme prévu, il pleut, mais cela ne nous empêche pas de partir visiter la vieille ville à pied, accompagnés d’une guide sympathique. Nous commençons par La Casa de la Vall (la maison de la vallée), le siège historique du Conseil général d'Andorre, l'assemblée législative de la principauté d'Andorre. Il y a deux coprinces en Andorre : l'évêque d'Urgell et le président de la République française. Il se fait que ce dernier (Emmanuel Macron) est attendu le 13 pour sa première visite en Andorre et les préparatifs vont bon train. Après une ballade dans le vieille ville, nous retournons à l’hôtel pour prendre le lunch avec le club Rotary d’Andorre ; accueil très chaleureux.

L’après-midi nous repartons en car vers Ordino. Nous nous arrêtons à la mine de Llorts, une ancienne mine de fer. Du début du XVIIe s. à la fin du XIXe s., le fer fut l'une des activités économiques les plus importantes de la principauté. Nous visitons le tunnel de la mine sur une trentaine de mètres. 

Nous faisons ensuite une ballade le long de la route du fer et nous y découvrons d’intéressantes sculptures. Nous visitons également le village d’Ordino. Le souper d’adieu a lieu en ville, dans un restaurant avec un beau cadre ; bonne ambiance et délicieux repas.

 

Mercredi 11

Nous partons en car pour l’aérodrome. Nous payons nos dettes et nous déposons un plan de vol. La météo est meilleure qu’hier mais le ciel reste fort encombré. Michael nous conseille de monter et de passer au-dessus de la couche, afin de ne pas risquer de se faire piéger au fond d’une vallée en cul de sac. Il nous faut monter au FL115 pour passer les Pyrénées ; superbe « VFR on top » ! Après Carcassonne le ciel se dégage et nous redescendons un peu pour éviter le manque d’oxygène. 

Après 2h30 de vol nous atterrissons à Vichy Charmeil (LFLV) pour pique-niquer. Encore 2h45 dans les airs et nous arrivons à Grimbergen, où Bruno attendait notre retour pour fermer le terrain. Nous étions en effet le seul vol prévu cet après-midi à cause du mauvais temps.