Le funambulisme

Depuis mes 60 ans, je suis devenu amateur de funambulisme.

Vincent Wauters, directeur de l'Ecole de cirque de Bruxelles, m'a convaincu.

Je me suis donc inscrit pour suivre des cours. Ceux-ci avaient lieu dans les gigantesques hangars du site de Tour & Taxis. On commence à 30 cm du sol:

 

On passe ensuite assez rapidemment à 1 m. Il y a déjà un peu plus de stress mais également plus d'espace pour faire pivoter le balancier.

 

 

A partir de 2 m, on est assuré (par un baudrier relié avec une roulette à un câble au-dessus) tant que l'on n'est pas assez sûr de soi. En effet, la hauteur commence à impressionner et ce serait dommage de se casser la figure.

 

Par contre, le plaisir de vaincre la peur paie largement les efforts consentis.

 

Mais c'est à 4 m que le vrai stress commence! Il n'y a plus moyen de toucher le sol avec le balancier.

 

Gérer la peur, rester concentré, obliger son cerveau à penser positif: le funambulisme ce n'est pas que l'apprentissage d'une techique, c'est aussi un drill mental qui a des retombées positives dans la vie de tous les jours (professionnelle et privée).

 

Pour pouvoir m'entrainer plus souvent, j'ai tendu un câble dans le jardin. En effet, mon ambition était de traverser le canal à Bruxelles, ce que j'ai fait pour la première fois le 17 avril 2015, et re-fait le 9 avril 2016.

 

En attendant, santé!

A ce stade il est devenu clair que l'accessoire le plus important du funambule est son balancier. Étant physicien de nature, je n'ai pu m'empêcher d'étudier la physique des balanciers.